La traduction du terme Due Guard est difficile tant il est associé à notre rite. Certains le remplacent par « signe d’obligation » ou par « signe de serment ». On peut accepter sa signification : signe de serment car sa traduction (Due guard pouvant également venir de Due form (forme due) et être interprétée comme « dûment gardée ». Un mode de reconnaissance qui tire son nom de son objectif, à savoir veiller à ce que la personne qui l’utilise respecte ses obligations, ainsi que la sanction prévue en cas de violation de celles-ci.
Le signe de reconnaissance du degré se décompose en deux.
Le Due Guard qui fait allusion à la position des mains et des bras, spécifique à chaque degré, lors de la prise de l’Obligation, et le signe, qui fait allusion à la pénalité symbolique contenue dans l’Obligation, qui est un signe de protection rituelle.
Il accompagne et diffère à chaque degré de la maçonnerie au Rite York. C’est le salut initial en Loge tandis que le signe le complète.
Le Due Guard porte en lui plusieurs niveaux de lecture :
- Mémoriel : il relie le frère à l’instant solennel de son initiation ou de sa réception
- Identitaire : il permet la reconnaissance entre maçons du même degré
- Éthique : il rappelle silencieusement les obligations librement contractées
- Protecteur : il marque une frontière symbolique entre le profane et le sacré
Au sein des loges bleues (degrés symboliques), le Due Guard est utilisé notamment lors de l’entrée en Loge, lors des votes, et à certains moments clés du rituel. Il est enseigné précisément à chaque degré — Apprenti, Compagnon, Maître — avec une gestuelle propre à chacun.
Il est un lien vivant entre le Frère et son serment et il constitue donc une mémoire corporelle de l’engagement pris sur le Volume de la Loi Sacrée.
