L’introduction du Rite de York en France est intimement liée à la présence des troupes américaines à la fin de la Première Guerre mondiale. Sept loges itinérantes furent alors constituées au sein de l’armée américaine : trois d’entre elles avaient été créées par les Grandes Loges de Caroline du Nord, du Dakota du Nord et du Montana, tandis que quatre autres relevaient de la Grande Loge de New York : les Sea and Fields Lodges n°2, 3, 4 et 5. À l’issue du conflit, l’ensemble de ces loges regagna les États-Unis.
Une seconde vague d’implantation intervint quelques décennies plus tard. L’adhésion de la France à l’OTAN à la fin de la seconde guerre mondiale entraîna en effet le stationnement durable de nombreux militaires américains sur le territoire français. Afin de permettre à ces frères de poursuivre leur pratique maçonnique, une vingtaine de loges furent créées au sein de la Grande Loge Nationale Française, travaillant selon les rituels du Rite « York » en usage en Amérique. C’est ainsi que ce rite put progressivement se diffuser et s’enraciner au sein de notre obédience.
