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Convent de Baltimore

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Suite à l’affaire William Morgan, franc maçon assassiné en 1826 après avoir menacé de révéler les secrets de la Franc Maçonnerie, des manifestations et mouvements anti-maçonniques voient le jour. Il en découle une crise au sein de la Franc maçonnerie américaine.

A l’appel de la Grande Loge d’Alabama, se tint le 7 mars 1842 une Convention réunissant les représentants de dix Grandes Loges américaines, au Masonic Hall à Washington D.C., afin de déterminer une méthode de travail uniforme pour toutes les Loges des États-Unis et de prendre d’autres réglementations légitimes pour l’intérêt et la sécurité de la Fraternité.

Des décisions importantes y furent prises, notamment l’adoption des « Certificates of Good Standing », présentés comme un frein pour préserver la Fraternité des frères indignes venant d’ailleurs, et comme un moyen de protection supplémentaire pour les bons et méritants. Un comité fut également mandaté pour préparer un manuel rituel appelé « The Masonic Trestle-Board », devant embrasser les trois degrés symboliques.

Cependant, faute d’une représentation suffisante et de délégués suffisamment versés dans le rituel, la Convention ne put traiter l’uniformisation du travail maçonnique. Elle décida donc l’organisation d’un prochain congrès : le Convent de Baltimore, qui se tint du 8 au 17 mai 1843, avec seize Grandes Loges représentées.

Ce Convent travailla à parfaire les rituels, examina l’ensemble des travaux des trois degrés et des différentes cérémonies, en quasi-conformité avec l’héritage de Thomas Smith Webb. C’est à l’issue de ces travaux que fut publié le Masonic Trestle-Board.

Il ne réussit néanmoins pas à uniformiser le Rite York, ce qui explique pourquoi, encore aujourd’hui, dans une même Province de la GLNF, des ateliers « York » utilisent des rituels différents — certes très proches dans l’esprit, mais comportant des écarts en termes de phraséologie, de disposition des officiers ou de déplacements.

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